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ECONOMIE
L'économie, ou l'activité économique (du grec ancien οἰκονομία / oikonomía : « administration d'un foyer », créé à partir de οἶκος / oîkos : « maison », dans le sens de patrimoine et νόμος / nómos : « loi, coutume ») est l'activité humaine qui consiste en la production, la distribution, l'échange et la consommation de biens et de services.
L'économie au sens moderne du terme commence à s'imposer à partir des mercantilistes et développe à partir d'Adam Smith un important corpus analytique qui est généralement scindé en deux grandes branches : la microéconomie ou étude des comportements individuels et la macroéconomie qui émerge dans l'entre-deux-guerres. De nos jours l'économie applique ce corpus à l'analyse et à la gestion de nombreuses organisations humaines (puissance publique, entreprises privées, coopératives etc.) et de certains domaines : international, finance, développement des pays, environnement, marché du travail, culture, agriculture, etc. |
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A thÉorie traditionnelle appliquÉe À l union douaniÈre
L économie internationale s est essentiellement intéressée au libre-échange et, plus précisément, au libre-échange mondial, le message dominant d Adam Smith, de David Ricardo et de Hecks-cher-Ohlin-Samuelson (HOS) étant que l échange international et la spécialisation des économies nationales sont, pour tous les pays, générateurs de gain. Que devient ce message lorsque le raisonnement est appliqué à une région, sous forme de zone régionale de libre-échange, d union douanière ou sous la forme d une intégration plus poussée ? Quelle est la légitimité de l union douanière et, plus généralement, de l intégration régionale ? Le texte de J. Viner (1950) constitue la première contribution importante à la théorie d l intégration économique à laquelle ont contribué de nombre auteurs, en particulier J.E. Meade (1955) et J. Scitovsky (1958) ; cette théorie, qui s inscrit dans le cadre de la théorie néoclassique, s intéresse à l impact de droits de douane sur les flux commerciaux. Dès lors, l analyse ne porte pas simplement sur les relations à l intérieur de l union douanière mais aussi, et surtout, sur l impact de l union douanière sur les relations avec les pays tiers. On oppose aux effets bénéfiques des « créations de trafic » du libre-échange mondial les éventuels « détournements de trafic » des zones régionales. Dans ce cadre, l union douanière est positive dans la mesure où, pour ce qui est des échanges à l intérieur de l union, elle se rapproche de la situation optimale de libre-échange, mais elle est néfaste lorsqu elle crée, par le biais d un tarif extérieur commun, une discrimination : elle constitue donc un optimum de second rang, un second best.
Les hypothèses de la théorie reflètent son double caractère de théorie statique et concurrentielle. Les agents sont nombreux et sans influence sur le marché. Il n existe pas d effets d échelle, ni internes ni externes : on élimine l hypothèse de rendements croissants, donc de coûts décroissants. L information est parfaite et, par voie de conséquence, l accès à la technologie est libre. Les facteurs de production sont homogènes, parfaitement mobiles à l intérieur des frontières et parfaitement immobiles au niveau international. L État n intervient pas, si ce n est aux frontières et exclusivement sous forme de tarifs douaniers. L analyse est statique : les quantités de facteurs de production comme la technologie, immuable, sont données.
Pour évaluer, dans le cadre de la statique concurrentielle, les effets d une suppression des barrières douanières sur la situation des consommateurs et des producteurs, on recourt à l analyse en termes d équilibre partiel, fondée sur la notion de surplus.
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