NAVIGATION RAPIDE : » Index » DROIT » LOI GéNéRALE » Le raisonnement juridictionnel Décision juridictionnelle et logiqueLa décision du juge procède d'un raisonnement conduisant, par diverses étapes successives, de la constatation des faits au prononcé de la sanction, en passant par l'appréciation des faits afin de les qualifier, leur qualification, la déduction par le juge de ses pouvoirs quant A la détermination de la sanction et, enfin, l'appréciation éventuelle de la sanction A prononcer2. La solution qu'elle apporte au litige est dictée par la confrontation que fait le juge entre les faits litigieux et le droit qui leur est applicable. En effet, le juge ne prend sa décision qu'au terme d'un processus intellectuel qui n'est pas livré A son arbitraire, ni A son propre sens de l'équité, mais soumis A des règles qui lui sont extérieures et s'imposent A lui. On ne saurait, pour autant, prétendre que - l'ouvre du juge puisse AStre entièrement réglée par les canons de la logique formelle -. On reconnait unanimement, aujourd'hui, l'importance primordiale de la recherche et de l'élissement des termes du syllogisme dans l'élaboration du jugement2 qui est, selon Motulsky, - l'objectif propre d'une réalisation méthodique du droit -. C'est lA que git la ratio decidendi. Nul ne doute que la perspicacité du juge ait un rôle essentiel dans l'élissement et l'appréciation des faits allégués par les parties et qu'il jouisse d'une certaine latitude dans la règle de droit applicable, mASme s'il peut en résulter des abus. Cela est nécessaire pour répondre aux incertitudes qu'aucun processus logique strict ne suffit A lever et pour prendre des options qu'aucun raisonnement contraignant ne lui impose et qui relèvent de ce qu'on peut appeler - le bon sens -3. Encore faut-il que le juge prenne en considération, non ses préférences personnelles, mais des impératifs de justice, les exigences de la sécurité juridique, la - praticabilité - de sa décision et ses conséquences présibles, tant dans la situation particulière qui lui est soumise que dans un contexte plus général. Or, il peut arriver qu'il se détermine par instinct, voire par une sorte de réaction épidermique qu'il cherche ensuite A légitimer par un raisonnement. Mais il ne faut pas - que le jugement précède la syllogisme, comme si celui-ci intervenait après coup simplement pour confirmer celui-lA , ni que le juriste procède de faA§on irrationnelle et dans l'improsation absolue -. |
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